Bienvenue dans la commune de Curtil sous Buffière

Terre de passage

Curtil, passage ancestral entre Mâconnais et Charollais est attesté par une pierre levée christianisée en bordure du « Grand chemin » de St Gengoux à Dompierre les Ormes et de la « Via Regia » de Cluny à Bois Ste Marie.

Une borne milliaire a été conservée à l'entrée du cimetière de l'ancienne route des Etats de Mâcon à Charolles et porte l'indication M 1 5.

Enfin à l'extérieur de l'église, des graffitis laissent penser que Curtil était situé sur un itinéraire de pèlerinage.

Terre hospitalière

«  Huespe y prece Allos tres dias hyede  » ; c'est par cette épitaphe ; en vieil espagnol  sur le portail du château, informant l'hôte qu'au bout de trois jours son odeur devient aussi indésirable que celle du poisson, que l'hospitalité de Curtil est confirmée. Cette inscription rappelle que le comté du Charollais fut la nostalgie des rois d'Espagne envers leur aïeul, le dernier Duc de Bourgogne.

Le château est composé d'une bâtisse datée de 1624 et d'un manoir moderne ( fin XIX ème siècle ). C'est dans la cour du château que les eaux de Saint Genest ( Saint patron de l'église paroissiale ) aux propriétés bienheureuses jaillissent limpides, outre de guérir de la fièvre, des rhumatismes et du rhume, elles donnaient du lait aux nourrices…. Ces eaux furent l'objet d'un culte particulier le 15 août jusqu'au début du XXème siècle.

L'église paroissiale inscrite dans l'ensemble castral est du début XII ème siècle. Son abside semi-circulaire à la toiture de lauzes est voûtée d'un cul de four en plein cintre et éclairée par trois fenêtres de même profil.

A l'intérieur, une statuette de Notre-Dame de Pitié n'est pas sans rappeler l'iconographie familière moyenâgeuse. On remarque une toile peinte, don de l'Empereur ( copie d'un tableau du Titien) ainsi que Saint Genès représenté musicien, patron de l'église de Curtil

Le château ; la tour et le portail sur lequel se trouve

l'inscription propre à Curtil, au fond l'église

Terre fertile

Curtil, de l'ancien français cortil ( du bas latin cohortile ) qui aurait donné «  courtil » ( jardin, cour ,) encore usité dans l'Autunois et le nord de la Bourgogne. Malgré sa situation à plus de 400 mètres d'altitude, c'est protégé de la bise par le mont de Laurendon que Curtil tire sa vocation culturale et fut probablement un potager de l'Abbaye de Cluny.

Au XIX ème siècle sur les 524 hectares de la commune, 329 étaient affectés aux terres labourables, 92 aux bois, 71 aux pâturages et 1 à la vigne…. !. Aujourd'hui l'expansion pastorale a submergé les anciennes cultures.

 

 

 

 

 

CURTIL SOUS BUFFIERES