Libre expression de Patrick SIMON Conseiller communautaire représentant la commune de Mazille, lettre N°3 avril 2016

Patrick SIMON Conseiller communautaire représentant la commune de Mazille

Communauté de communes du clunisois Il me semblait que l’esprit de l’intercommunalité était de permettre aux communes de se regrouper au sein d’un établissement public, facilitant leur collaboration. Mais aussi de consolider ces démarches de coopération, à partir d’un projet de développement et sur la base de périmètres de solidarité. Il me semblait que ce regroupement était propice non seulement, pour oser exprimer son avis, mais aussi pour enrichir le débat et profiter des différences des uns et des autres. Le rôle du délégué communautaire est de donner son avis aux élus,de porter des contributions, pour enrichir leurs réflexions sans pour autant présenter d’exigences, d’obligations et de revendications partisanes. Voilà bientôt deux ans que le nouveau conseil communautaire a été installé. Sommes-nous toujours animés parle même état d’esprit pour la défense de l’intérêt général ? Que chacun fasse valoir son droit est légitime, que chacun défende les intérêts de sa commune est louable mais que quelques uns confisquent le débat au nom de je ne sais quelle argutie devient insupportable. Nos débats sont de plus en plus marqués par des oppositions systématiques, au lieu de rechercher le consensus ou l’accord équilibré auquel chacun pourrait adhérer sans difficulté, nous nous quittons tous insatisfaits. Insatisfaits parce que la confiance n’est pas de mise, la suspicion devient la règle. Qui peut se réjouir d’une telle situation ? Je crois à la responsabilité des élus, à leur sens de l’engagement. Ils ne siègent pas pour se disputer ou ferrailler parce que l’équipe en place ne leur convient pas. Je crois à la volonté de chacun pour sortir de ces oppositions qui ne donnent pas de résultats. La communauté de commune doit être un espace de projets ambitieux qui soit en mesure de peser davantage dans les réponses aux problèmes des populations de nos territoires. Elle doit s’appuyer sur la ville centre, locomotive pour l’ensemble du territoire. Il n’est pas un élu qui souhaite l’affaiblissement de la ville centre, ce serait une régression pour tous. Beaucoup de sujets préoccupent les maires des « petites communes », le manque de moyen, le maintien de l’école communale en milieu rural, le regroupement ou pas des communes, la mutualisation et bien d’autres aspects encore. Il y a des thèmes qui ne sont pas de la compétence communautaire, pour autant rien ne lui interdit de réserver un espace de discussion sur ces questionsqui seront enrichies par l’expérience des uns et des autres. Je souhaite que nous retrouvions la sagesse dans nos débats pour le bien de tous nos administrés.